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Si, dans le langage tonal du XVIIIe la qualité des accords et la syntaxe harmonique restent généralement assez aisément identifiables, force est de constater qu’avec la musique des compositeurs de la seconde partie du XIXe et du début du XXe, comme celle de Scriabine, certaines configurations harmoniques peuvent être source d’ambiguïté.

Notre communication se propose d’interroger les différences entre ce que la lecture de certains accords suggère et ce que, compte tenu d’un contexte, nous pouvons percevoir réellement.
Ces différences, et plus particulièrement dans les dernières œuvres de Scriabine, peuvent aller jusqu’à nous faire percevoir une fonction harmonique alors que pratiquement aucune des composantes de celle-ci n’est présente. Nous retrouvons ces « masquages harmoniques », chers au compositeur russe, chez bon nombre de musiciens de jazz qui, consciemment ou non, ont subi l’influence de Scriabine, mais aussi de Debussy. C’est par cette brève incursion dans la musique de Debussy ainsi que dans le domaine du jazz, que nous terminerons notre communication.

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